Lundi 7 avril 2008
3000 policiers. Des dizaines de cars. Plusieurs dizaines d'arrestations musclées. des visages en sang. Des cris et des pleurs.

Et des pompiers.

La flamme olympique parcourt Paris encadrée de forces de l'ordre françaises qui la protègent. La flamme olympique avance sous la protection de policiers d'élite à pied, à cheval, en bateau, hélicoptère, moto, bus, vélo, roller. Et de pompiers joggers.

La flamme de ce qui fut un jour symbole de paix prime sur la manifestation de la défense des droits de l'homme. Pour mobiliser autant de moyens, il faut bien que l'enjeu financier soit de taille. Sponsors : Coca Cola, Macdonald, Panasonic, Visa, Samsung, Adidas, Kodak, Wolksvagen, UPS, etc…. Comité olympique. Télévisions. Agences de voyages. Fabricants de vêtements sports, de chaussures de sports, de matériel de sport. Et des pompiers.
Sur le parcours, des CRS, des flics en Roller, des gardes du corps Chinois, des sportifs. Et des pompiers.

Au moment d'un relais, un policier chinois met la main à son oreillette, et la flamme est éteinte dans les mains mêmes de David Douillet qui n'en revient pas encore. Les policiers chinois partent en courant dans le minibus, les policiers en roller suivent, les CRS ouvrent le parcours du minibus à coups de matraque. David Douillet n'en revient pas.

Et les pompiers? Pourquoi des pompiers ? que diable allaient-ils faire dans cette galère ?

Nous sommes dans un pays démocratique, où les forces de l'ordre s'appellent compagnies républicaines. Tout cela pour une flamme. Et dire qu'il y a bientôt des manifestations contre la politique de notre gouvernement
par Schneckenburger
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Mardi 12 février 2008
Le monde du 12 janvier titrait :

Les grands patrons français ont vu leur rémunération croître de 40 % en 2007


La veille, pourtant, il rapportait que le salaire médian d'un ménage français avec deux enfants était de 3200 euros. Et il n' pas pas beaucoup bougé ces derniers temps. à comparer avec l'autre chiffre du premier article : le salaire médian des patrons du cac 40 est de 6,5 millions d'euros.

Et dire que ce sont ces gens là qui disent que les bas salaires sont trop payés ! Dire que ces gens là disent que nous ne travaillons pas assez !

Allez, comme disait Marx, l'histoire est l'histoire de la lutte des classes !


par Schneckenburger
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Lundi 4 février 2008
Il y a derrière le slogan "travailler plus pour gagner plus" plus d'une idéologie.

Passons sur le fait que cela ne fasse que répondre aux projets du patronat depuis qu'il se trouve un patron et un ouvrier : faire croire qu'en travaillant plus on gagnera plus, alors qu'au fond il n'en est rien, tandis que travailler moins c'est toujours gagner moins.

Passons sur cette étrange folie par laquelle le mouvement ouvrier après avoir épousé la cause du travail épouse aujourd'hui celle du pouvoir d'achat là où nous serions plus inspirés de raisonner en niveau, mieux en mode de vie.

Non, une étrange folie vient de ce que l'on croie en effet que travailler plus serait la condition de l'élévation de notre bonheur. Le discours sur la croissance ne fait ainsi que développer sur le mode économique un autre croyance : l'activité salariée aujourd'hui serait de nouveau le moteur de notre société, comme l'était celui du prolétaire attaché à son usine.

Les lieux du travail à la chaîne se sont déplacés, mais les maux demeurent les mêmes. Les emplois de service sont à leur tour soumis aux impératifs de rentabilité immédiate qui placent le salarié dans un gigantesque jeu de calculs où l'être humain n'est qu'une variable, là où le prolétaire n'était qu'un rouage. Caissières, télé-opérateurs, vendeurs le savent bien. il n'est pas un domaine de l'activité qui ne soit épargné.

Les publicités jouent dessus car la dématérialisation des banques et les supermarchés en lignes nous vendent un service et une certaine conception du temps de vie. Car s'il faut à un nombre croissant de salariés acheter 24h sur 24, c'est que les temps de travail ne cessent de s'allonger. La multiplication des opérations à distance affranchissant des frontières réelles, de celles rythmées par les échanges réels et par la durée du jour, il devient nécessaire de travailler en permanence.

Ainsi la technologie qui devait nous libérer des contraintes naturelles, qui devait nous permettre de nous affranchir des vicissitudes du temps des saisons, du temps climatique, nous oblige désormais à travailler quel que soit le temps. Les nouvelles technologies de l'information ne nous permettent plus de travailler en temps réel, elles nous contraignent à travailler tout le temps.

  • Marx l'avait annoncé : " La machine, en augmentant la matière humaine exploitable, augmente en même temps le degré d'exploitation." Le Capîtal  Quatrième section, chapitre XV
par Schneckenburger
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Samedi 26 janvier 2008
La plupart  des  oragnes de presse ont relayé immédiatement la thèse officielle de la Direction  de la Société générale : une telle perte  d'  argent ne peut être le fait que d'un élément isolé qui entendait nuire. Qu'il ne cherche pas le profit personnel, qu'il n'ait ps été  repéré plus tôt n'arrête personne.

Le personnel politique à son tour y va de son couplet : tout est fait pour rassurer : le système capitliste financier n'est pas en cause, les banques veillent, dormez bien. Sarkozy, Fillon le répètent en boucle : il faut continuer à avoir confiance.

La confiance ! On nous fait le coup depuis longtemps : si l'économie va mal, c'est que les français n'ont pas confiance, sans quoi ils croiraient les prohéties autoréalisantes de nos dirigeants et finiraient bien par consommer à hauteur des prévisions, la croissance finirait bien par relever le niveau d'emploi. Le système finanier repose en effet sur une croyance, sur des prévisions qui frôlent les prédicitons de feu mamdame soleil. Les libéraux qui n'ont de cese de citer Karl Popper dans sa défense de la "société ouverte" face au péril communiste se gardent bien de passer les fondements de l'économie au critère de falsification des pseudos sciences qui a fait sa renommée.

La crise financière n'est pas le fait d'une fraude : ici la novlangue veut nous faire oublier que c'est le lot commun des traders. Tous ce beau monde qui vit dans des hôtels de luxe, prend ses vacances sur des bateaux - pardon des yachts ! - ne vivent pas dans notre monde. Dans quel monde vivent ces gens qui peuvent manipuler des sommes inimaginables pour la plupart d'entre nous : spéculer sur des milliards d'euros, prendre une semaine de vacances sur un yacht de Vincent Boloré, dont le prix de location est de €193 431 euros par semaine . Pendant ses vacances, le Président a eu un beau geste, il a augmenté le smic de 2,1 %, soit 1280 euros bruts.
paloma.jpg Yacht Paloma

Le lampiste a bon dos.  Notre crédulité aussi.
par Schneckenburger
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Jeudi 24 janvier 2008
Pour ceux qui n'y sont jamais allés, et ceux qui n'ont pas tout vu...

Voici un extrait du blog de Mathieu :


undefined C'est intitulé  Le bien Vs le mal.
par Schneckenburger
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Présentation

  • : Conatus
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  • : Philosophie
  • : Professeur de philosophie au Lycée Rabelais à Paris. Doctorant en sciences politiques à l'université Paris VIII Vincennes-St Denis Thèmes de recherche : la constitution d'une axiologie politique matérialiste est-elle possible ? Le cas des matérialistes
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